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Greener Journal of Agricultural Sciences Vol. 9(4), pp. 416-431, 2019 ISSN: 2276-7770 Copyright ©2019, the copyright of this article is retained by the
author(s) DOI Link: https://doi.org/10.15580/GJAS.2019.4.100819181 https://gjournals.org/GJAS |
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Analyse de la chaîne
de valeur oignon « biologique » au Niger : cas du groupement des
producteurs de SUBA-SE
Analysis of the “organic” onion Value chain in Niger: Case of farmer’s
organization of SUBA-SE
Dr.
Chercheur Agro économiste,
Département d’Economie, Sociologie Rurale et Transfert de Technologie, Institut
National de la Recherche Agronomique du Niger(INRAN).
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ARTICLE INFO |
ABSTRACT |
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Article No.: 100819181 Type: Research DOI: 10.15580/GJAS.2019.4.100819181 |
IN FRENCH Au Niger, diverses actions de développement ont été initiées afin de
promouvoir l’agriculture biologique. Ainsi, certains groupements se sont
spécialisés dans la production de l’oignon biologique et des acteurs se
constitués au niveau des différents maillons. Ce travail est basée sur
l’approche chaîne de valeur pour cartographier les principaux acteurs et
analyser les valeurs ajoutées par maillon. Pour ce faire des enquêtes
systémiques ont été réalisées auprès des principaux acteurs de la chaîne de
valeur de l’oignon biologique. Les résultats montrent cinq principaux
maillons. Le stockage de l’oignon constitue le principal maillon avec une
valeur ajoutée de 44,33 %, subit par la vente en détails qui représente 25,06
%. La production crée 12,5 % de valeur ajoutée, les ventes en gros 6,17%, en
demi-gros 6,17 et la collecte 5,78 %. La production stockée est destinée en
grande quantité à l’exportation vers les pays voisins et en faible quantité à
la consommation nationale. Cependant, la demande locale en oignon biologique
n’est pas satisfaite. Une filière rassurante doit se construire sur la base
d’une norme ou d’un cahier de charge pour répondre aux attentes de qualité
des consommateurs. ENGLISH In Niger, various development actions have been initiated to promote
organic farming. Thus, some groups have specialized in the production of
organic onions and players are constituted at the level of the various
links. This work is based on the value chain approach to map the main players
and analyze the added values by link. To do this, systemic surveys were
conducted among the main players in the organic onion value chain. The
results show five main links. The storage of the onion is the main link with
a value added of 44.33%, suffered by the retail sale which represents
25.06%. Production creates 12.5% value-added and wholesale sales 6.17%,
half-gross 6.17% and collecting 5.78%. Stored production is destined in
large quantities for export to neighboring countries and in small quantities
for domestic consumption. However, the local demand for organic onion is not
satisfied and a sector must be built on the basis of a standard or a
specification to meet the quality expectations of consumers. |
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Submitted: 08/10/2019 Accepted: 10/10/2019 Published: |
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*Corresponding Author Adam
Mamadou E-mail: mamadou.adam@ yahoo.fr Phone: +227 96 10 1956 |
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Keywords: |
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Introduction
Il n’existe pas
encore au Niger de filière d’exportation ou locale de produits issus de
l’agriculture biologique. Cependant, pour certains produits, notamment les
légumes, les consommateurs sont de plus en plus méfiants vis à vis des
pratiques culturales et des risques de résidus de pesticides ou autres
pollutions issus de l’eau d’irrigation. Dans les systèmes de cultures
maraîchères, les traitements sont souvent excessifs, avec des produits
phytosanitaires parfois inadaptés (insecticides prévus pour la culture
cotonnière ou pour usage domestique…) et sans toujours bien respecter le délai
conventionnel avant Récolte (Tortoli, 2014). De plus,
dans les zones d’agriculture urbaine et péri-urbaine, ce sont parfois des eaux
résiduelles qui sont utilisées pour l’irrigation avec des risques de récolter
des produits contenant des quantités non négligeables d’éléments toxiques, des
métaux lourds notamment (Tankari Dan Badjo et al, 2013 ; Tankari Dan Badjo et al, 2012).
Diverses actions de développement de filière d’agriculture biologique ont été
initiées en matière de production maraîchère locale bio et de qualité, aussi
bien par des ONGs que des organisations de
producteurs et des entreprises, comme cela a déjà été observé dans différents
pays d’Afrique (FAO, 2013 ; Auerbach et al., 2013. Des acteurs ont été initiés
sur des sites multiples des pratiques agro écologiques telles que les
jardins agro-forestiers (Van Schoubroek,
Saidou Soumana, 2013), la
fertilisation organique et les associations de cultures. Ces actions ont été
associées avec l’utilisation de bio pesticides tels Biocarex
et Biosem, autorisés en agriculture biologique.
D’autres acteurs privés ont initiés des circuits de commercialisation de
produits Bios par la mise en place des réseaux de consommateurs fidélisés de
façon régulière. Ces expériences ont abouti à des résultats mitigés de
rentabilité et à plus d’opportunité commerciale liée aux produits biologiques
compte tenu de la méfiance de certains consommateurs vis-à-vis de la qualité
sanitaire des légumes (risques de résidus de pesticides, toxicité
eau d’irrigation).
Le groupement Cernafa ainsi que d’autres
groupements membres de l’Union communale des Groupements de producteurs pour la
Protection de la Couche d’Ozone (UGPCO Suba-Se) ont
été encouragé vers la production de légumes biologiques notamment l’oignon. Ce
travail vise d’abord à mieux connaître les techniques de production, l’offre
potentielle et les modalités actuelles de certification/contrôle de qualité et
de commercialisation de l’oignon biologique. Ainsi des enquêtes systémiques ont
été réalisées auprès de acteurs principaux pour une analyse économique de la
chaîne de valeur oignons bio et un sondage auprès de possibles consommateurs
des produits bio a permis de mieux identifier et caractériser la demande en
oignons biologiques.
Présentation
de la zone d’étude
L’étude
a été conduite dans le département de Torodi dans la
région de Tillébéri au Niger. Il est situé à 60 km à
l’Ouest de la ville de Niamey vers la frontière du Burkina Faso, entre
13 07’89 N et 1 47’58’’ E. Le sol du terroir de Torodi
est riche et favorable à la culture irriguée telle que les légumineuses
notamment l’oignons, du Moringa, etc. Ce département
est la principale zone de production des légumineuses et de Moringa
de la ville de Niamey.
La
méthodologie s’était appuyée en premier lieu sur la recherche bibliographique
et documentaire réalisée d’une part par l’exploitation des rapports, articles
scientifiques et documents techniques concernant les expériences de
filière/Chaine de valeur locale d’agriculture biologique au Niger et dans les
pays de la sous-région. En second lieu des entretiens systémiques ont été menés dans la commune de Torodi auprès des groupements et producteurs membres
de l’Union Suba Se, en
privilégiant la compréhension des modalités de commercialisation par les
producteurs/trices (essentiellement des femmes) des
groupements. Des entretiens individuels ont été menés dans 7 des 18 groupements
membres que compte l’Union Suba Se (annexes 1 Tableau
1). L’objectif des entretiens étaient de collecter des informations sur la
production, l’autoconsommation, le fonctionnement des modes de
commercialisation, la transformation, la conservation, les stratégies de
développement et les différents éléments de calculs de performance de
l’activité maraîchères. Des entretiens complémentaires avec des personnes
ressources et acteurs clés ont été menés à tous les niveaux de la filière (Cf.
Annexe 1, personnes rencontrées), aussi bien sur le marché de Torodi plus proche de la zone de production des produits
des groupements de Suba Se, qu’au niveau des points
de commercialisation actuels et potentiels à Niamey (comptoir oignon,
grossistes, détaillants…) et de consommateurs. Enfin, un sondage en ligne a été
réalisé, a priori avec de catégorie socio-professionnelle aisée,
potentiellement intéressée par ce type de produit pour initier une filière
locale de produit bio. Ce sondage a permis d’avoir une idée sur des habitudes
de consommation en produits maraîchers de consommateurs potentiels, ainsi que
leurs intérêts et attentes vis-à-vis de produits biologiques (garanties,
consentement à payer…).
L’approche
de promotion de chaînes de valeur a été retenue (GTZ, 2007). L’analyse des
chaînes de valeur ajoutée intègre les dimensions opérationnelles et techniques,
les dispositifs organisationnels et institutionnels de développement des
filières ainsi que la prise en compte des exigences et potentiels des marchés
pour des produits finaux ou intermédiaires. Le concept ainsi que l’application
de cette approche aident à structurer et rendre opérationnelles les démarches
de promotion de chaîne de valeur, en particulier pour une nouvelle orientation
vers des produits biologiques. Cette méthode a permis d’identifier les acteurs
directes et externes des différents maillons de base, les flux et les éventuels
divers canaux de commercialisation pour aboutir à une cartographie des acteurs
et des flux, de calculs des valeurs ajoutées et à l’analyse économique de base
de la chaïne de valeur oignon Bio du
groupement SUBA-SE.
Méthode
de calcul de la Valeur Ajoutée
La démarche
suivie pour déterminer les valeurs ajoutées est basée sur les maillons de la
filière oignon. Elle considère le coût des produits intermédiaires, les coûts
de transports et de manutention. La valeur ajoutée à la production est calculée
en faisant la différence entre la recette de commercialisation et les coûts des
intrants. Les autres valeurs ajoutées, y compris celle liée à la conservation
par les producteurs, ont été calculées par la différence entre la recette et la
somme du prix d’achat des produits intermédiaires et des coûts de transport et
manutention.
Valeur Ajoutée
= Recette (Maillon) – CI (Consommation Intermédiaire par maillon)
Valeur Ajoutée
= Sommes des valeurs ajoutées par maillon.
Organisation
et fonctionnement du groupement Suba-se
Le
groupement Suba-Se a été créé en 2007 dans le département de Torodi. Il regroupe 18 groupements membres bien structurés
et compte aujourd’hui plus 1190 adhérents dont 86% de femmes. Il vise à
développer des maraîchères « bio »pour faire face à l’insécurité
alimentaire et dégager de nouveaux revenus.
Le
fonctionnement du groupement est assuré principalement par la gestion des
ressources propres à partir d’une participation supplémentaire des membres en
remettant au groupement 10% de leur recette pour leur production, mise en
commun pour conservation dans un magasin de stockage collectif. La collecte des
droits adhésions (30 000FCFA/membre) et des cotisations (5 000FCFA/campagne) font
partie intégrante des ressources propres.
Les
ressources dégagées permettent l’achat de nouveaux terrains, les
investissements dans les équipements (motopompes, pulvérisateurs, magasins…) et
les intrants. Les membres peuvent ainsi bénéficier de certains services du
groupement, comme l’usage d’une motopompe si le besoin d’eau est important pour
repiquer, ou si une femme est malade, avec peu de capacité d’arroser manuellement.
Les ressources ainsi dégager permettent aussi de valoriser au mieux les appuis
extérieurs (Fonds Canadien d’Appui aux Initiatives Locales-FCIL, Swissaid, Projet de développement des exportations et des
marchés agro-sylvo-pastoraux, …) en disposant des
fonds propres nécessaires comme contribution aux contreparties de nouveaux
projets (clôtures, puits, magasins…).
Orientation
vers une production agro écologie
D’une manière
générale, les entretiens avec les responsables de
groupements et agriculteurs/trices des
groupements de Suba-Se, laissent l’impression d’un
engagement encore partiel des producteurs dans les pratiques agro écologiques.
Certaines techniques conventionnelles se maintiennent, faute d’un avantage
économique dans l’adoption de l’agro écologie pour encore bon nombre de
producteurs de l’union. L’utilisation des pesticides et des engrais chimiques,
souvent parallèlement à l’utilisation des bio
pesticides, restent importantes pour garantir une bonne installation des plants
après repiquage, et en cas d’attaques fortes de ravageurs au cours du cycle.
Par ailleurs,
pour la plus part des produits, il n’y a vraiment pas un « label de
qualité ». L’oignon biologique n’a pas un avantage comparatif sur sa
qualité. Il est intéressants en termes d’aptitudes à la conservation puisqu’il
a de faibles taux de pertes qui permettent de vendre plus de quantité d’oignon
à des prix intéressants au moment où l’offre de l’oignon conventionnel local
des principaux bassins nationaux de productions est quasiment vendue et/ou
perdue. Ces derniers se conservent très mal avec des taux de pertes élevés qui
peuvent atteindre 100% aux bouts de quelques 2 à 3mois. Par contre les oignons
bio et conventionnel ne se différencient pas sur les marchés aux mêmes
périodes. Ils ont les mêmes prix et parfois l’oignon conventionnel est plus
cher à cause de son calibre plus grand. Certains producteurs cultivent
spécialement l’oignon conventionnel mieux prisé et pour la vente immédiate sur
les marchés locaux.
Analyse
de l’offre de l’oignon de SUBA-SE
Production d’oignon
Le périmètre maraîcher de SUBA-Se
couvre une superficie moyenne de 30 ha reparti entre plus 10 groupements. Le
plus grand est celui de Cernafa. Il représente avec
29% de superficie totale et est situé dans une zone inondable en saison des
pluies. Les autres périmètres maraîchers sont de petites de superficies,
couvrent en moyenne 2,2 ha. La parcelle individuelle est de petite taille, 300
m²en moyenne par membre. La production maraîchère est réalisée en contre saison
durant la saison sèche. Certains groupements maraîchers maîtrisent bien les
itinéraires techniques de la culture d’oignon, la répartition de la production
en type de vente immédiate ou retardée.
Les surfaces et moyens réduits
des agriculteurs limitent les possibilités de diversification du système de
culture. Les petits producteurs n’ont pas toujours des ressources pour financer
la production et doivent souvent emprunter des ressources à des commerçants
avec l’obligation de vendre à bas prix dès la récolte pour rembourser les
emprunts. Ainsi, ils profitent peu de la plus-value possible de l’oignon liée
au stockage de la production en attendant la montée des prix.
Le calendrier cultural de
l’oignon s’étend généralement d’octobre à avril (Figure 1). Il commence par la
mise en place des pépinières, généralement de manière individuelle, avec
parfois des échanges pour échelonner la production. Certains producteurs font
parfois un premier cycle de Laitue, puis repique de l’oignon sur ces mêmes
surfaces. D’autres produisent aussi de la laitue et du chou en parallèle sur
une portion de leur parcelle, pour la rapidité de
leur récolte (20-30 jours après repiquage). Cela leur permet de réaliser 2 à 3
cycles pendant la saison sèche et d’obtenir rapidement et régulièrement des
revenus. Cela leur donne la possibilité de stocker l’oignon et d’en dégager des
revenus beaucoup plus intéressants. Le début de semis et mise en culture du
périmètre maraîcher est limité par les risques éventuels d’inondation, mais
aussi par les travaux d’entretien et récoltes des cultures pluviales.
Le calendrier de la
commercialisation de janvier au mois de Septembre qui correspond au début de la
mise au marché des oignons venants du bassin de production de Galmi. Il est souvent accompagné par la production de la
laitue et d’autres légumes pour satisfaire les urgences du moment.
L’union Suba-Se a produit plus 800
tonnes de légumes en 2018 dont une part importante de la production est assurée par le
groupement Cernafa du village de Djoga.
Les recettes de commercialisation des produits maraîchers de l’Union ont été
estimées à plus 60 000 000 FCFA, dont près de 50% ont été générées par Cernafa. Les producteurs enregistrent de bons résultats
économiques dans leur activité de maraîchages, avec des recettes moyennes
estimées à 155 000 FCFA/producteur.
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Mois |
O |
N |
D |
J |
F |
M |
A |
M |
J |
JT |
AT |
S |
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Taches |
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Semis/plantation |
Récolte
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Commercialisation |
Figure 1 :
Calendrier de production de l’oignon.
Circuit
de commercialisation de l’oignon « bio » du bassin de production de Torodi
Chaîne de valeur de l’oignon bio
La chaîne de valeur oignon est
composée de cinq types d’acteurs aux fonctions spécifiques associés aux cinq
principaux maillons (Figure 2). Les intrants, en particuliers les semences,
proviennent de fournisseurs de services (Boutiques d’intrants, Boutiquiers du
village…) et pour 70% des agriculteurs/trices
interrogé(e)s, l’approvisionnement se fait en commande groupé à travers le
groupement et parfois l’union Suba-Se. Quelques
producteurs ont déclaré avoir acheté eux-mêmes leurs semences.
La commercialisation de l’oignon
est échelonnée sur plusieurs mois qui suivent la récolte en fonction des
conditions de sa production et les besoins en liquidité du ménage. Les premières
commercialisations concernent l’oignon conventionnel destiné à la vente
immédiate au moment de la récolte. Ils sont souvent de calibre plus grand,
vendu à un prix bas puisque l’offre est élevée, la demande est saturée. En
plus, l’oignon conventionnel ne se conserve pas sur des longues périodes.
Durant cette période, l’oignon bio se vend moins puisque de petit calibre, à
des prix inférieur à ceux de l’oignon conventionnel pour satisfaire des besoins
monétaires immédiats (remboursement dettes, autres dépenses) bien qu’il
s’apprête bien au stockage de long terme avec un prix assez intéressant 5 à 6
fois plus élevé.
La proportion
d’oignon stocké est faible par rapport à la production puisque le stockage des
bulbes dépend de la variété, de la taille et de l’itinéraire technique de la
culture de l’oignon. Les bulbes d’oignon bio sont souvent conservés durant
quelques 5 mois en moyenne dans des entrepôts individuels traditionnels (de
fortune) ou collectifs semi modernes. Les membres du groupement mettent en
commun 10% (sur confiance) de la
production de chaque membre dans un entrepôt commun. Ils réalisent des
contrôles réguliers de l’état du stock chaque semaine pour limiter les pertes.
Les pertes sont estimées au maximum à 30% de la quantité stockée pour l’oignon
bio sur une période de six mois alors qu’elles peuvent atteindre 75% à 100 % de
la quantité stockée de l’oignon conventionnel sur la même période. Malgré ces
pertes, le stockage de l’oignon bio crée de la valeur ajoutée assez importante
pour être considérer comme un maillon de la chaîne de valeur parce.

Figure
2 : Chaîne
de valeur de l’oignon biologique Bulbe
Répartition de la valeur
ajoutées entre les
maillons
Pour 1 kg d’oignon de la région
de Torodi vendu à son meilleur prix pendant le mois
de septembre, le stockage constitue 44% de la valeur ajoutée totale. Cette
valeur ajoutée est d’autant plus sûre si les oignons sont produits sans engrais
pour garantir leur meilleure conservation.

Figure 3 :
Coûts et valeur ajoutée de l’oignon bio stocké

Figure 4 : Répartition de la valeur ajoutée
La commercialisation de l’oignon
dans la zone de Torodi se fait durant six mois en
moyenne à partir de février-mars et de façon progressive. Les premières ventes
immédiates, occasionnelles en mars-avril, se font au bord des champs ou dans
les marchés de proximités souvent en petites quantités (tasses de 10 à 15 kg)
pour satisfaire les besoins immédiats en liquidité du ménage. Elles
correspondent aux périodes des récoltes et de la mise au marché en abondance de
l’oignon conventionnel qui ne peut se conserver que quelques jours. Par contre,
les ventes tardives, raisonnées, se font en plus grandes quantités (sacs de 100
kg) au mois d’août-septembre. Durant cette période, l’offre est inférieure à la
demande puisque la part de l’oignon conventionnel reste non comblée sur le
marché. En ce moment, la production des membres des groupements de Suba-Se est acheminée au niveau du marché terminal de la
rive droite (Niamey), par des intermédiaires et des commerçants semi-grossistes
/grossistes afin d’organiser les exportations vers le Ghana, la Cote d’Ivoire,
etc. La fin de la période de commercialisation des oignons de la zone de Torodi, coïncide généralement avec la mise en marché de
nouvelles récoltes en provenance de la région d’Agadez, puis de Galmi (Figure 4). La zone de Torodi
s’approvisionne alors en oignons en provenance de ces régions. A Niamey, le
point de vente de la rive droite devient le principal fournisseur en oignons des
marchés de Kobadjé, Torodi
et Makalondi. Comme la production nationale est
souvent réservée pour l’exportation, on trouve aussi des oignons importés du
Nigéria, Algérie, Burkina ou du Benin sur les marchés de consommation de Niamey
pendant la période d’octobre à février.
Les prix deviennent
plus attractifs et plus élevés à partir d’août-septembre lorsque les stocks des
autres bassins de production sont épuisés. C’est durant cette période que les
collecteurs et les grossistes sont le plus présents dans la région de Torodi. Ils achètent l’oignon « bio » à l’avance
et laisse des acomptes pour que les producteurs ne vendent pas à d’autres
commerçants. La compétition se fait sur l’aptitude à la conservation de
l’oignon de l’union. Lorsque l’oignon est mis sur le marché, il y plus de stock
d’oignon des autres bassins de production donc pas de réelles concurrences avec
d’autres bulbes d’oignons. Il est à noter que les prix de l’oignon baissent
seulement quelques jours plus tard avec la récolte des bassins de production de
la zone de Galmi parce que les commerçants maîtrisent
les informations sur les marchés (fluctuations des prix d’oignons et les
périodes de pics de productions des grands bassins de productions).
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Décembre-Février |
Mars-Septembre |
Octobre-Novembre |
Décembre-Février |
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Galmi |
Oignons de SUBA-SE et autres
producteurs de Torodi |
Agadez, Malanville |
Galmi |
Figure
5: Calendrier de
commercialisation
Les agents économiques de la chaîne de valeur
oignon bio sont accompagnés par des acteurs externes qui facilitent la conduite
et la gestion des activités de production, conservation et commercialisation de
l’oignon. Il s’agit des faîtières (fédération paysannes, Mooriben,
Fédération des Coopératives Maraîchères du Niger Niya,
etc.), des institutions de recherche (Institut National de la Recherche
Agronomique du Niger, Faculté d’Agronomie, etc.) et des institutions de microfinance qui sont parfois du début à la fin de la
chaîne.
Les types de marché de
commercialisation
Les types de marchés sont de
trois ordres pour la commercialisation de l’oignon au niveau du département de Torodi, la collecte au niveau des villages, les marchés de
collecte, les marchés terminaux.
La collecte des oignons se fait
au niveau des producteurs stockeurs dans les villages ou les petits marchés des
villages, Les collecteurs vont de village en village pour acheter ou donner de
l’avance aux stockeurs l’oignon pour qu’ils s’assurent que la transaction se
fasse avec eux. De fois, ils paient plus chers que le prix du moment du marché
pour que l’oignon ne leurs échappe pas. La quasi-totalité de l’oignon stockées
est soit réservée ou achetée par des collecteurs.
Le principal marché
de collecte est celui de Kobadjé. L’oignon acheté
dans les villages sont transportés sur le marché de Kobadjé
où ils sont regroupés avant d’être vendu sur place ou à la rive droite,
principalement à un grossiste représentant la coopérative de Niamey Rive
droite.
Le marché terminal
est la coopérative de vente d’oignon de la rive droite qui a un délégué qui
s’occupe du secteur du bassin de production de Torodi.
Le grossiste a de forte relation d’affaires avec les collecteurs de Kobadjé. Les transactions se font sur la confiance, en leur
demandant simplement de lui chercher de l’oignon. Ils donnent parfois des
avances aux collecteurs pour qu’ils aillent lui chercher de l’oignon dans les
villages. L’oignon ainsi collectée est principalement exportée vers l’Afrique
l’Ouest en attendant le pic de production de l’oignon d’Agadez. Ils sont au
préalable reconditionnée dans des sacs plus approprié pour la commercialisation
dans les marchés de la sous-région. Une faible quantité est vendues aux
semi-grossistes et consommateurs de la ville de Niamey, via des détaillants sur
les marchés important de la ville tels que «le petit marché » et Ouadata. Ces semi-grossistes ont aussi d’autres réseaux
d’approvisionnement notamment l’oignon du Bénin et du Nigéria.
Les oignons acheminés dans les
pays voisins sont souvent vendus à des semi-grossistes et des détaillants sur
les marchés de consommations des grandes villes telles Accra, Abidjan, etc. les
oignons sont soit consommés directement dans les ménages ou soit dans les
grands hôtels/restaurateurs sous forme des plats cuisinés.
Une
demande existante et non satisfaite pour
produits bio
Le sondage publié en ligne ne
prétendait pas être représentatif de la demande de l’ensemble des
consommateurs, mais avant tout permet d’avoir un aperçu des préoccupations et
attentes de consommateurs potentiels vis-à-vis de produits maraîchers
« bio ».
A partir des réponses
recueillies en ligne, on constate que le public intéressé par l’initiative est
essentiellement issu d’une catégorie socio-professionnelle aisée (73% de cadres
supérieurs), avec une part non négligeable d’expatriés (24% occidentaux et 12%
d’autres pays africains), ayant une consommation importante de fruits et
légumes (plus de 2kg pour 66%) et des achats assez fréquents (2 fois par
semaine pour 58% des personnes interrogées), en grande majorité sur les marchés
et auprès de vendeurs ambulants.
Selon ce sondage, le
premier critère pour le choix des fruits et légumes a été d’abord l’aspect
(grosseur, couleur, fraîcheur…), mais la plupart se sont déclarés plutôt
méfiant de la qualité sanitaire des fruits et légumes, en particulier vis-à-vis
des possibles résidus de pesticides. Ils ont considéré aussi
la provenance et/ou les techniques culturales comme
critère de choix.

Figure
6 : Qualité de l’oignon bio

Figure
7 : Connaissance de l’origine et l’itinéraire de
l’oignon

Figure
8 : Risques sanitaires de l’oignon
Plusieurs éléments positifs
ressortent concernant la perspective de commercialisation locale de produits
maraîchers "bio":
-
Un intérêt marqué
pour la possibilité d’acheter des produits biologiques, plutôt avec un système
de garantie ou de certification et dans des points de vente spécialisés.
D’après le sondage, 80% des personnes interrogées sont prêt à payer de 20 à 40%
plus chers des fruits et légumes "bio" dont la production est
garantie sans usage de produits chimiques avec un système de certification
-
La disponibilité de
ces produits dans la restauration pourrait aussi constituer un débouché
intéressant puisque 85% des personnes sondées s’avèrent intéressées par cette
proposition.
Ainsi, même si cette étude ne
donne pas d’éléments quantitatifs, la demande en produits bio existe et une
filière locale doit pouvoir se construire progressivement pour y répondre. Il
s’agit d’une part d’organiser l’offre de groupements de producteurs biologiques
notamment pour pouvoir approvisionner un ou plusieurs points de vente toute
l’année, avec une gamme variée de produits (légumes et fruits), et avec
l’établissement d’un minimum de garantie concernant la qualité qui pourrait
commencer par la certification de produits cultivés et conservés « sans
chimie ».
Les
estimations des volumes de production et des recettes des groupements de
l’Union Suba-Se semblent assez approximatives. Elles
sont réalisées à partir de déclarations des agriculteurs/trices
du nombre de « planche » de chaque culture (surface variable de 5 à
12 m2), et de pesées de production chez quelques agriculteurs
échantillonnés dans les jardins, avec une marge d’erreur probablement assez
importante liée à l’utilisation de balance à ressors.
Nos propres estimations à partir des observations et
déclarations des producteur/trices rencontrés
s’avèrent également peu fiables en particulier compte tenu de la variabilité de
la superficie des planches maraîchères mises en cultures, ainsi que des sacs
d’emballage des produits au long de la chaîne de commercialisation.
Les aptitudes à la conservation longue durée de
l’oignon sont fonction de la variété utilisée et des itinéraires de la culture
biologiques de l’oignon. Les estimations de la période de conservation sont
approximatives puisque souvent fondées sur les dires des producteurs et non sur
la base des données expérimentales quantitatives.
Les productions sont
temporelles ne couvrent guerre les besoins temporels souvent semestriels des
clients potentiels. Ils n’en diversifient pas non les produits proposés pour
répondre à une demande de gamme de produits bio disponible toute l’année.
Par ailleurs, des cahiers de
charges ou des normes ne sont adoptés afin de pouvoir bénéficier et profiter de
la dénomination « biologique » au Niger. En plus, les
outils tels que la certification par tiers et les Systèmes Participatifs de
Garantie exploité au Benin (Yombi, 2014), ou
des cadres d’échanges entre les acteurs actifs dans l’agriculture biologique au Burkina Faso (Legay,
2014), ne sont pas exploiter et mise en place pour
conférer au consommateur la garantie qu’une denrée alimentaire agricole a été
produite selon des règles précises de production biologiques.
Conclusion
L’itinéraire technique de la
culture de l’oignon « biologique » permet de produire de bulbes
pouvant se conserver durant 6 mois en moyenne. Il permet ainsi d’offrir de
l’oignon de bonne qualité à des périodes où l’offre est faible et la demande
est forte. Cela crée une valeur ajoutée de 44,33 % puisque le besoins en travail pour la conservation
souvent hebdomadaire est faible.
L’analyse rapide de
la filière et de la chaîne de Valeur ajoutée de l’oignon biologique dans la
zone de Torodi a montré tout d’abord que la
production locale ne parvient pas encore à répondre à la demande locale tout au
long de l’année. Elle a mis en exergue l’intérêt de certains consommateurs pour
une production biologique, ou au moins garantie sans pesticides et résidus
toxiques. L’étude a mis en évidence le développement spontané d’initiatives de produits
bio qui espèrent tirer un bénéfice de cette demande émergente.
Cependant,
l’agriculture biologique est souvent associée à la non utilisation de
pesticides chimiques et engrais minéraux, ou simplement à la fertilisation
organique, sans tenir compte de l’origine des semences, de la source et la
qualité de l’eau d’irrigation, des conditions de stockage, transformation et
transport des produits. Ainsi, il convient de sensibiliser l’ensemble des
acteurs sur la nécessité de protéger la dénomination « biologique »
ou « organique », pour, à terme, offrir des garanties aux
consommateurs qui recherchent des produits « bio » et générer un
marché incitant les producteurs à s’engager vers un mode de production agro
écologique. Il est nécessaire d’engager la création d’une norme ou d’un cahier de charges
qui permettra de protéger l’appellation agriculture biologique. Il est aussi important de créer un cadre de suivi et de
collecte des données de production en vue de la mise en place d’un système de
garantie, avec la nécessité d’une traçabilité de la production. Cet est devrait
être compléter par des travaux de recherche approfondies sur les aptitudes à la
conservation de l’oignon biologiques et ses avantages économiques par rapport à
l’oignons conventionnels.
Ce travail doit être
compléter par des expériences plus édifiantes sur la comparaison des aptitudes
à la conservation de l’oignon bio par rapport à celle conventionnel à des
périodes bien définies et des éventuels avantages économiques relatives au
stockage de longue durée.
referenceS
Auerbach R., Rundgren G., El-Hage Scialabba N. (Eds), 2013. Organic Agriculture: African Experiences in
Resilience and Sustainability, Natural Resources Management and Environment
Department, FAO. Rome, 200p.
FAO. 2013. Organic supply chains for small farmer
income generation in developing countries – Case studies in India, Thailand,
Brazil, Hungary and Africa. Agribusiness and Food Industries
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de la Chaîne de Valeur Ajoutée.
Disponible à l’adresse suivante: http://www.valuelinks.org/index.php/material/manual
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certification bio au Burkina Faso. Revue Grain de sel (63-66).
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Soumana Boubacar, Moustapha Adamou; Kagone Hamade; Issaka Abraham , Kindo Ousmane , Razinatou Yacouba Ali, 2014. Performances de
la chaine de valeur lait dans la zone périurbaine de Niamey (Niger)
Tankari
Dan Badjo A., Yadji G., Nomaou D., Moussa Tawaye O.,
2012. Risques d’exposition de la population de Niamey aux métaux lourds à
travers la consommation des produits maraichers. Revue des
BioRessources Vol 2 (2). Disponible à l’adresse
suivante : http://old.univ-ouargla.dz/Pagesweb/PressUniversitaire/doc/08%20Bio%20recources/B0202/B020209.pdf
Tankari
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contamination en traces métalliques de Laitue et Chou dans la vallée de Gounti, Niamey. Journal of Applied
Biosciences 67:5326 – 5335. Disponible à l’adresse suivante http://www.ajol.info/index.php/jab/article/viewFile/95056/84405
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à l’adresse suivante http://www.irinnews.org/report/99777/niger-s-black-market-pesticides-backfire
Van Schoubroek F., Saidou
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Enterprises in Niger feasible? The Afrique Fondation
Jeunes case; Special Project Climate-Smart
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16p.
Yombi L., 2014. Systèmes
Participatifs de Garantie au Bénin et en Afrique de l’ouest. Conférence ouest
africaine de l’agriculture écologique et biologique. Institutionnalisation de
l’Agriculture Ecologique et Biologique en Afrique de l’Ouest dans le contexte
des Changements Climatiques. 26-29 août 2014. Cotonou. 6p.
annexes
Annexe1 :
Groupements et agriculteurs/trices rencontrés dans le
département de Torodi
|
Village |
Nom
Groupement |
Nb
Agricultrices rencontrées |
Entretien
Resp groupement |
|
Djoga |
Cernafa |
3 |
1 |
|
Pogodji |
Kandé gomni, (Moriben) |
1 |
1 |
|
Bogodjotou |
Kandé bani |
2 |
1 |
|
Tondo
Banda |
Moribane |
1 |
|
|
Kobadjé |
Wafakaye |
1 |
|
|
Kobadjé |
Minjetti
Allah |
1 |
1 |
|
Pengona |
Salankasaba |
1 |
1 |
|
Total |
|
10 |
5 |
Annexe
2: liste des acteurs et personnes ressources consultées:
|
Organisme |
Personnes rencontrées |
coordonnées |
|
Acteurs étatiques |
|
|
|
Direction
de la Normalisation, promotion de la qualité et Métrologie (Ministère des
Mines et de l’industrie) |
Mr Abdoulaye Boubakar |
Tel : 96 96 28 57; 94 63 55 15; 20 73 23 06 abdoulaye.boubacar64@gmail.com |
|
Agence
de Vérification de Conformité aux Normes (AVCN) |
Mr
Bako, Directeur |
Tel
: 96 16 82 11 |
|
Police
Sanitaire (contacté mais pas rencontré) |
Mr
Hamidou Hassan |
Tel
: 90 65 95 98 |
|
ONGs et partenaires potentiels |
|
|
|
Afrique
Fondation Jeunes |
Ousmane
DAN TATA Coordonnateur exécutif |
Tel
: 96 57 59 05; 90 28 14 04; 20 75 35 35 odantata@gmail.com |
|
Association
de Défense des Consommateurs |
Mr
Nouri Mahaman |
Tel
: 90 07 99 88 |
|
SODIPA
(Sté Distribution Produits Agroalimentaires) |
Mr Bediye Pierre |
Tel : +227 91 15 79 12 ; +229 95 40 34 74
pisolbe@yahoo.fr |
|
Fromagerie
du Niger (FroNi) |
Mme
Sandrine Mesnard |
Tel
: 90 76 21 02 sandrine_mesnard@yahoo.fr |
|
Commerçants
et producteurs en vente direct |
|
|
|
Ferme
avicole Baobab B.P.
13689 – Saga |
Mr Djibo Oumarou |
Tel
: 96 97 69 96 ; 20 74 39 69. baobab.aviculture@caramail.com |
|
Maraicher
(corniche Gamkalé) Vente directe |
Mr
Nouri |
Tel
: 90 08 28 18 |
|
Restauratrice(Torodi) |
madame
Hadiza Inoussa |
99947707 |
|
Revendeurs
des produits maraichers (Torodi) |
Rabiou Djara |
96104151 |
|
Commerçant
semigrossiste (Kobague) |
Hamma seyni |
96232028 |
|
Commerçant
semigrossiste (petit marché Niamey) |
Eljhadji
Salah |
9757
72 69 |
|
Commerçant
grossiste (point de vente rive droite Niamey) |
Mr
Arzika |
|
|
Organisations
de producteurs (OP) |
|
|
|
Cernafa
(Djoga) |
Présidente |
|
|
Minjetti allah (Kobague) |
Harouna Dandi (SG) |
|
|
Salankasabba
(Pengouna) |
Fadima Moumoun (Présidente) |
|
|
Kandé Gomni (Pogodji) |
Présidente
+ OUSSEINI Abdoulaye |
98
42 97 06 |
|
Kande gomni (Bogodjoti) |
HAOUA
Abdoulaye (Présidente) |
91647628 OU 89 06 40 49 |
Annexe 3 : Guides de collecte des données
1.
Principales caractéristiques
de l’exploitation
Guide
d’entretien auprès des producteurs/trices des
groupements de SUBA-SE
Ø
Noms
de l’agriculteur :……………………………….. Village :…………………Nom Groupement……………
Ø
Nb
de personnes dans l’exploitation :
Ø
Nb
d’actifs (enfants en âge d’aider aux travaux= 0,5 actif et femmes =
0,75) :
Ø
Superficies
cultivées totales :?
Ø Superficie
en « propriété »et superficie louée lors de la dernière
campagne :?
Ø
Superficie
terres irrigables ?
Ø
Cultures
pluviales :
Ø
Cultures
irriguées : ………………………………...Superficie terres irrigables :
Ø
Activités
élevage (bovin, ovin, caprin)……………. Nb approximatif de têtes ?
Ø
Autres
activités/source de revenu (manœuvre chez d’autres agriculteurs, activités
extra-agricoles, revenu des immigrés…)
Ø
Couverture
des principaux besoins alimentaires (céréales) au cours de l’année ?
Moyens pour compléter si déficitaires ?
Ø
Personne
responsable de l’activité de maraîchage dans l’exploitation?
2.
Contribution pour la
production et commercialisation au sein du groupement
Ø
Cotisations
membres ?
Ø
Droit
d’adhésion ?
Ø
Redevance
système irrigation ?
Ø
Taxes
sur les ventes ?
Ø
Modalités
d’accès au magasin de stockage pour la production d’oignon ?
Comment
se fait le stockage de l’oignon?
Ø
Comment
se fait la commercialisation des oignons après stockage ?
Ø
Ø
Faites
–vous de la transformation de l’oignon? (Gabou par
exemple)
Comment
se fait la commercialisation du Gabou après
stockage ?
Ø
Comment
se fait le stockage des autres produits ???
Ø
Ø
Sockage et/ou
commercialisation en commun d’autres produits ?
Ø
Service
d’approvisionnement en intrants agricoles ? Lesquels et modalités
d’approvisionnement ?
Coûts de production et devenir
des principales cultures maraîchères et fruitières pratiquées
|
Cultures |
Superficie |
Semences |
FO |
Produits
Phyto |
Production
2013 |
Estimation prod 2014 |
|||||||||||
|
|
planch |
m2 |
Origine |
Qté |
Coût |
Origine |
Qté |
Coût[1] |
Origine |
Qté |
coût |
AConso |
Vente |
Prix |
AConso |
Vente |
Prix |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
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|
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|
|
|
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|
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|
|
|
|
|
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|
|
|
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|
|
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|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
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|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
3.
Commercialisation des
produits
Ø
Où
est ce que vous vendez vos produits (bord champs, marché local, Torodi, autres) ?
Ø
Ø
Qui sont les
principaux acheteurs des vos produits ?
Grossistes, détaillants, collecteurs, consommateurs directs ?
Ø
Ø
Lieu d’échange en
fonction du type de l’agent économique
Ø
Ø
Quels sont les flux
de produits au niveau des maillons (quantité vendue par marché ou par type
d’agent économique ou intrants achetées par opérateurs économiques)
Ø
Ø
Ø
Parvenez-vous
à écouler tous vos produits ?
Ø
Ø
Selon
vous, les Prix auxquels vous vendez sont-ils satisfaisants ? Quelle est
l’évolution au cours de la saison de culture ?
Ø
Ø
Pensez-vous
que les produits issus de l’AE ont des qualités supérieures au produits de
l’agriculture conventionnelle et lesquelles?
Ø
Ø
Est-ce
que les consommateurs font la différence et en tirez-vous un bénéfice
supplémentaire? (Prix plus élevés, facilité d’écoulement des produits…) ?
Guide entretien groupements membres de SUBA-SE
Ø
Nom
et date de création du groupement
Ø
Objectifs
et principales activités ?
Ø
Organigramme
et fonctionnement?
Ø
Fréquence
de tenue des AG et autres réunions techniques?
Ø
Commissions
existantes et activités ?
Ø
Propriétés
foncière du ou des périmètres maraîchers ?
Ø
Quels
Appuis extérieurs depuis la création du groupement
Ø
Principales
caractéristiques du mode de production des cultures maraîchères et
fruitières ?
Période
semis et récoltes – (prendre plusieurs lignes si plusieurs saisons de culture)
|
Culture |
Période semis |
Période récolte |
Production 2013 |
Production 2014 |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Ø
Description
des principaux modes de commercialisation
Ø
Possibilités
et perspectives de développer une production biologique (sans intrants
chimiques) ?
Ø
Quels
sont les projets du groupement et la planification ?
Analyse des
maillons des CVA
Guide
d’entretien producteur
Prestataire de services (intrants/service techniques) quels apports ?
Coût de production (voir itinéraire technique des cultures)
Quantité produite
Marge de production
Proportion consommée
/transformée
stockée
/vendue
Principaux étapes de la transformation ?
Quantité transformée ?
Coûts de la transformation ?
Marges nettes des produits transformées ?
Description du processus de stockage ?
Coût de stockage ?
Marge relative au processus de conservations ?
Pourcentage de perte de stockage ?
Lieu de vente des produits frais et transformés/type de marché
Prix de vente des produits frais et transformés
Type d’acheteur (consommateurs, grossistes, détaillants, collecteurs) et
quantité achetée
Quels sont les principaux critères recherchés par vos principales clients
(qualité « bio », quantité des produits) ou sans importances ?
Destination des produits
Guide
d’entretien point de vente et commerçants de produits « bio »
Nom du responsable du magasin
Localité
Date de création Objectif principal visé ?
Quels sont les principaux produits bio que vous
vendez au niveau de votre magasin ?
Quelles sont les proportions des produits frais et transformés
commercialisées dans votre boutique ?
Qui sont les principaux fournisseurs de vos produits (oignon, chou) ?
Ou achetez-vous vos produits ? Préciser la provenance ou le marché
Quels sont les quantités moyennes livrées régulièrement par fournisseur?
Quels sont le prix d’acquisition de vos produits (oignon, chou) ?
Que vendez-vous (qualité « bio »,
quantité ou produits tout venant ?
Améliorez-vous la présentation de vos produits ?
Quels sont les principaux moyens de transport utilisés pour vous
approvisionner en produits ?
Qui sont vos principaux clients (consommateurs, grossistes, détaillants,
etc.) ?
D’où viennent vos principaux clients (Torodi,
Niamey ; etc.)
Quels sont les principaux critères de choix de produits de vos clients
(qualité, quantité, ou autres)
Quantité moyenne achetée par type de client (consommateurs, grossistes,
détaillants, etc.) ?
Les clients ont –ils des préférences entre les produits frais et
transformés ?
Quels sont les prix de vente de vos produits (oignon ; chou)
Quels sont vos principales suggestions pour améliorer la commercialisation
des produits « bio »
Guide
d’entretien consommateur
Nom
Prénom
Localité
Catégorie professionnel (Fonctionnaire, commerçants, agriculteurs,
etc.
Connaissez-vous les produits « bio » ?
Quels sont vos principaux critères de choix des produits maraîchers ?
La qualité, la provenance ou autres
Selon vous, quels sont les différences entre les produits bios et les
conventionnels ?
Quels sont les lieux où vous achetez vos produits maraîchers ? Au
marché, magasins ou chez le producteurs ?
Peut-on savoir Pourquoi vous avez choisi le lieu <lieu> ?
Quelle quantité de produits « bio » achetez-vous
régulièrement ?
Combien achetez-vous vos produits bios (prix unitaire pour oignon et le
chou bios) ?
Dans quelles conditions êtes prêts à payer plus cher pour les produits
bios ?
Combien de pourcentage par rapport au prix des produits conventionnels
êtes-vous prêt à payer pour une même quantité de produits
« bio » ?
Quelles sont vos préférences pour les produits bios (frais ou transformés)
Que faut-il faire ou mettre en place pour rassurer le consommateur sur la
qualité des produits « bios » ?
Quels sont vos suggestions pour développer une filière de produits
bio ?
|
Cite
this Article: Adam, M (2019). Analysis of the “organic” onion
Value chain in Niger: Case of farmer’s organization of SUBA-SE. Greener Journal of Agricultural Sciences
9(4): 416-431, https://doi.org/10.15580/GJAS.2019.4.100819181 . |