By Konan, Sidoine; Legbedji, K A; N’Guessan, K;
Kabore, S; Kouamenan, S; Konate, S; Tiembre, I; Sekongo, YM (2022).
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Greener Journal of
Epidemiology and Public Health ISSN: 2354-2381 Vol. 10(1), pp. 1-6, 2022 Copyright ©2022, the
copyright of this article is retained by the author(s) |
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Title in English
Evaluation of the Economic Cost Caused by the Rejection of Blood Bags for
HIV Seroconversion from
Regular Donations to the CNTS in Abidjan from January 2018 to December 2020
(Cote D’ivoire)
Title in French
Evaluation Du
Cout Economique Occasionne Par Le Rejet Des Poches De Sang Pour Seroconversion Vih Des Dons Reguliers Au CNTS D’Abidjan De Janvier 2018 A Decembre 2020 (Cote D’ivoire)
Konan Sidoine¹*, Legbedji K A¹, N’Guessan K², Kabore
S¹, Kouamenan S¹, Konate S¹, Tiembre I², Sekongo
Y M¹
1-
Centre National de
Transfusion Sanguine (CNTS) d’Abidjan
2-
Institut National
d’Hygiène Publique (INHP)
Adresse email: Konan Sidoine¹, konasidoi@ yahoo. fr,(+225) 0749033471 ; Legbedji Kock Antoinette, legbedji@
yahoo. fr,
Kabore Saydou, Saydoukabore@
yahoo. fr, (+225)
0748969362, N’guessan Konan², nguesskonan@ yahoo.fr, (+225) 0101916905; Kouamenan Goore Sidonie¹,schekina_esther@ yahoo. fr,(+225) 43476375; Konate
Seidou¹, plasmaci@
yahoo. fr,
(+225)07079111; Tiembre Issaka², itiembre@
yahoo. fr (+225)
0707974572 ;Sekongo Yassongui Mamadou¹, sekyass@ yahoo. fr.
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ARTICLE INFO |
ABSTRACT |
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Article No.:072122070 Type: Research |
ABSTRACT (ENGLISH) Context: The objective of this study is to evaluate
the economic cost of production, caused by the rejection of blood bags for
the various biological markers (Hepatitis B, Hepatitis C, HIV, Syphilis) for
blood donation in general and in particular that caused by regular HIV
positive donations, from January 2018 to December 2020. Methods: This is a three-year retrospective study
from January 2018 to December 2019. The study involved voluntary blood
donors. During this period, 469863 blood bags were collected. The data was
extracted from the CNTS medical-technical software and the calculations were
made by Excel 2010. Results: In general, the number of bags retained over the three years, 366,293 (77.96%) was greater than that of bags rejected, 103,579 (22.04%). Hepatitis B was the main cause of rejection in general with a prevalence of 65.5‰ of bags collected over the three years and an estimated economic cost of 1542550000 FCFA, or eight 8 times that of HIV (202500000 FCFA), 4 times that of hepatitis C (447150000 FCFA and 40 times that of syphilis (37700000 FCFA). The cost caused by the rejection of donations for HIV was higher for new donations (131850000 FCFA) than for regular donations (70650000 F CFA) during these three years. In short, the financial loss of the rejection of blood bags for HIV positive among regular donors, 70650000 FCFA, was much lower than that of the cost of production of the bags collected during the last three years with 23493150000 FCFA. Conclusion: the awareness of regular blood donors
should be increased so that the financial loss caused by their seroconversion to HIV is used for the activities of the
CNTS, among other blood donation awareness campaigns. RÉSUMÉ (FRENCH) Contexte : L’objectif de cette étude est d’évaluer le cout économique de production, occasionné par le rejet des poches de
sang pour les différents marqueurs
biologiques (Hépatite B, Hépatite C, VIH, Syphilis) pour le don de sang en général et en particulier celui occasionné par les dons réguliers VIH positif, de Janvier 2018 à Décembre 2020. Méthodes : Il s’agit d’une étude rétrospective trisannuelle allant de janvier 2018 à décembre 2019. L’étude a porté sur des donneurs de sang bénévoles volontaires. Durant cette période, 469863 poches de sang ont été collectées.
Les données ont été extraites du logiciel medico-technique du CNTS et les calculs ont été
effectués par Excel 2010. Résultat : De façon générale, le nombre de poches retenues sur les trois années, 366293 (77,96%) était supérieur à celui des poches rejetées, 103579 (22,04%). L’hépatite
B était la principale
cause de rejet de façon générale avec une prévalence 65,5‰
des poches collectées ces trois années
et un coût économique estimé à 1542550000 de F CFA soit
huit 8 fois celui du VIH (202500000 FCFA), 4 fois
celui de l’hépatite C
(447150000 FCFA et 40 fois celui
de la syphilis (37700000 F CFA). Le coût occasionné par le rejet des
dons pour le VIH était plus important pour les
nouveaux dons (131850000 FCFA) que pour les dons réguliers (70650000
F CFA) durant ces trois années. En somme, la déperdition financière du rejet des poches de sang pour VIH positif
chez les donneurs réguliers
soit 70650000FCFA, était très inférieure à celle du coût de production des
poches collectées durant ces trois dernières
années avec 23493150000 FCFA. Conclusion : la sensibilisation des donneurs
de sang réguliers devra être plus accrue afin que la déperdition financière occasionnée par la séroconversion au VIH de
ces derniers, soit utilisée pour les activités du CNTS entre autre
les campagnes de sensibilisations
au don de sang. |
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Accepted: 29/07/2022 Published: 21/09/2022 |
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*Corresponding
Author Konan Sidoine E-mail: konasidoi@ yahoo. fr Phone:(+225)0749033471 |
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Keywords: Mots
clés :
Coût, poches de sang, Séroconversion VIH, donneurs de
sang réguliers, Côte d’Ivoire. |
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Abbreviations CNTS : Centre National de Transfusion Sanguine HCV : Hepatitis Viral C HBS : Hepatitis Viral B |
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INTRODUCTION
Le Centre National de Transfusion
sanguine(CNTS) est le seul établissement en Côte d’Ivoire habilite à collecter,
traiter et distribuer le sang.
Le CNTS de Côte d’Ivoire a collecté
respectivement 158.539 poches de sang en 2018 ; 159551 poches de sang en
2019 et 151.773 de poches en 2020. Toutes les poches collectées par le CNTS
font l’objet d’analyses biologiques à savoir la recherche d’AgHbs,
d’Anticorps Anti HCV, de la syphilis et la recherche du groupe sanguin. Le cout
unitaire de production d’une poche de sang est
estimé environ à 50000f [1] en tenant compte des différentes analyses
sérologiques, du prix de la poche à sang (poche vide), et de la conservation de
la poche de sang.
Au plan National en 2018, 70634 poches de sang
ont été rejettes dont 1210 pour VIH positif ; en 2019, 18440 poches de
sang ont rejetées dont 1743 pour VIH et 2020, 144961 Poches de sang ont
rejetées dont 1097 pour VIH La politique
du CNTS pour avoir du sang de bonne qualité se base sur la sensibilisation des
donneurs de sang réguliers dans le but de les fidéliser. Ainsi La
séroconversion au VIH des dons réguliers a un impact sur la déperdition
financière occasionné par le rejet des poches de sang.Il
est vrai que le gain qualitatif est plus élevé, car toutes les poches prélevées
sont testées ; conformément aux normes de l’OMS [2].
En effet l’OMS recommande un dépistage
obligatoire pour le VIH, l’Hépatite B, l’hépatite C et la syphilis [2].
Cependant si l’ensemble des poches testées étaient distribuées, cela serait plus bénéfique en termes de
bénéfice économique et sanitaire pour le CNTS, de même que pour la nation
Ivoirienne.
L’objectif de cette étude est
d’évaluer le cout économique de production, occasionné par le rejet des poches de sang pour les différents
marqueurs biologiques (Hépatite B, Hépatite C, VIH, Syphilis) pour le don de
sang en général et en particulier celui occasionné par les dons réguliers VIH
positif, de Janvier 2018 à Décembre 2020.
MATERIELS ET
METHODES
Cette étude s’est déroulé au Centre National de
Transfusion Sanguine (CNTS) d’Abidjan. Il s’agit d’une étude rétrospective
concernant la période allant de Janvier 2018 à Décembre 2020, qui a concerné
les donneurs de sang bénévoles et volontaires au plan National. Les critères du
don de sang étaient les suivants : être volontaire, être en bonne santé
apparente, être âgé de 18 à 65 ans et peser au moins 50 kg.
Apres le don de sang, des analyses biologiques ont été
réalisées sur des échantillons acheminées au CNTS. Ces analyses ont concernées le test de dépistage du VIH par la technique Elisa avec le
réactif diapro ; la sérologie HCV par la
technique Elisa avec le réactif diapro et Anticorps
HCV (Biorad) ; la sérologie HBS par la technique Elisa avec le réactif diapro ; la sérologie syphilitique avec le
VDRL-charbon et le groupe sanguin ABO Rhésus.
A partir des données extraites du
logiciel medico-technique du CNTS, concernant la
période allant de Janvier 2018 à
Décembre 2020, le nombre de poches testées, retenues et rejetées après
analyses biologiques au laboratoire a été déterminé en fonction du nombre de
poches collectées par an. Puis le cout financier global de production des
poches de sang par an et celui des poches rejetées par an par marqueur
biologique a été évalué. Par la suite, à partir du cout financier occasionné
par le rejet des poches pour VIH positif, celui occasionné par le rejet des
dons réguliers pour VIH a été déterminé. Les calculs ont été effectués par
Excel.
RESULTATS

Figure 1 :
Répartition des poches en fonction des résultats du laboratoire par année
De façon générale, le nombre de poches retenues sur les
trois années, 366293 (77,96%) était supérieur à celui des poches rejetées,
103579 (22,04%).
Tableau 1. Répartition
des poches de poches retenues en fonction du Coût économique
|
Année |
Poches
collectées |
Coût de
production (Coût
unitaire 50000 F CFA) |
|
2018 |
158539 |
7 926 950
000 FCFA |
|
2019 |
159551 |
7 977 550
000 FCFA |
|
2020 |
151773 |
7 588 650
000 FCFA |
Le coût économique de production des poches était le plus
élevé en 2019 avec
7977550000 FCFA.
Tableau 2. Répartition des poches rejetées en fonction
des marqueurs sérologiques et du Coût économique (Coût unitaire de production
50000 FCFA)
|
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Année 2018 |
Année 2019 |
Année 2020 |
Total
global |
|
Nombre total de dons collectés |
158539 |
159551 |
151773 |
469863 |
|
Nombre de dons rejetés VIH positif prévalence (‰) |
1210 (7,6 ‰) |
1743 (10,9 ‰) |
1097 (7,2‰) |
4050 (8,6‰) |
|
Coût rejet poche VIH Positif |
60500000 FCFA |
87150000 FCFA |
54850000 FCFA |
202500000 FCFA |
|
Nombre de dons VHC positifs prévalence (‰) |
3473 (21,9‰) |
2698 (16,9 ‰) |
2772 (18,3‰) |
8943 (19‰) |
|
Coût rejet poche Hépatite C Positif |
173650000 FCFA |
134900000 FCFA |
138600000 FCFA |
447150000 FCFA |
|
Nombre de dons VHB positifs prévalence (‰) |
11010 (69,4‰) |
10696 (67‰) |
9145 (60,2‰) |
30851 (65,5‰) |
|
Coût rejet poche VHB Positif |
550500000 FCFA |
534800000 FCFA |
457250000 FCFA |
1542550000 FCFA |
|
Nombre de dons VDRL positifs Prévalence (‰) |
312 (1,9‰) |
220 (1,3‰) |
222 (1,4‰) |
754 (1,6‰) |
|
Coût rejet poches VDRL Positif |
15600000 FCFA |
11000000 FCFA |
11100000 FCFA |
37700000 FCFA |
Le coût de rejet des poches pour hépatite B durant ces trois années était le plus élevé
parmi les marqueurs biologiques de 1542550000 de F CFA soit huit 8 fois celui
du VIH (202500000 FCFA), 4 fois celui de l’hépatite C (447150000 FCFA et 40
fois celui de la syphilis (37700000 F CFA).
Tableau 3. Répartition
des rejets pour VIH en fonction du type de dons par année au plan National
|
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Année 2018 |
Année 2019 |
Année 2020 |
Total |
|
Nombre total de dons collectés |
158539 |
159551 |
151773 |
469863 |
|
Nouveaux dons VIH négatif |
62752 |
63752 |
63013 |
189517 |
|
Dons réguliers VIH négatif |
94577 |
94056 |
87663 |
276296 |
|
Nouveaux dons VIH positif |
797 |
1120 |
720 |
2637 |
|
Prévalence Nouveaux Dons VIH positif |
5‰ |
7,01‰ |
4,74‰ |
16,75‰ |
|
Dons réguliers VIH positif |
413 |
623 |
377 |
1413 |
|
Prévalence Dons réguliers VIH positif |
2,6‰ |
3,90‰ |
2,48‰ |
8,98‰ |
La prévalence pour VIH positif des
nouveaux dons était plus élevée durant ces trois années avec 16,75‰ contre 8,98‰ pour les dons réguliers.
Tableau 4. Estimation
du coût économique des rejets des poches pour VIH positif selon le type de dons
par an au plan National
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Année 2018 |
Année 2019 |
Année 2020 |
Total |
|
Nouveaux dons VIH Positif |
797 |
1120 |
720 |
2637 |
|
Coût économique |
39850000 FCFA |
56000000 FCFA |
36000000 FCFA |
131850000 FCFA |
|
Dons réguliers VIH Positif |
413 |
623 |
377 |
1413 |
|
Coût économique |
20650000 FCFA |
31150000 FCFA |
18850000 FCFA |
70650000 FCFA |
Le coût économique occasionné par le
rejet des nouveaux dons VIH positif (131850000 FCFA) était environ 2 fois supérieur à celui des dons réguliers avec 70650000 F CFA
pour ce bilan trisannuel.
DISCUSSION
Après traitement au laboratoire, selon
le critère de qualification biologique on note une augmentation régulière du
nombre de poches de sang retenues au fil des années. Ainsi, le nombre de poches
retenues (55,44%) était légèrement plus élevé que le nombre de poches rejetées
(44,5%) de l’ensemble des dons après qualification biologique en 2018; puis
pour l’année 2019, le nombre de poches retenues (88,5%) était également plus
élevé, que le nombre de poches rejetées (11,5%) et enfin pour l’année 2020, le
nombre de poches retenues(89,45%) après qualification biologique, était
largement plus élevé que celui des poches rejetées(10,55%).
En somme, le nombre de poches rejetées, évolue
de façon décroissante, témoignant d’une meilleure sélection médicale des
donneurs de sang, de la part de l’équipe du CNTS.
Il faut également noter que le nombre
de poches retenues sur les trois années, 366293 (77,96%) était supérieur à
celui des poches rejetées, 103579 (22,04%). Aussi, le coût économique de
production des poches collectées était le plus élevé en 2019 avec
7977550000 FCFA.
Concernant le coût financier du rejet des dons par marqueurs
biologiques, celui de l’hépatite B durant ces trois années, était le plus élevé
avec 1542550000 de F CFA soit huit 8 fois celui du VIH (202500000 FCFA), 4 fois
celui de l’hépatite C (447150000 FCFA et 40 fois celui de la syphilis (37700000
F CFA).
Dans cette étude, la prévalence de
l’hépatite B était de 65,5‰. Ce taux était inférieur à celui de Ymele et al.[3] au Cameroun
avec 121,4‰ pour l’hépatite B en 2012 et superposable à celui de Tessema en
Ethiopie en 2010 avec 47‰[4]. Il diffère de celui de Zou S. et al.
[5] en 2012 aux Etats Unis avec 0,078‰ et de celui de Josiane Pillonel et al.
[6] en 2018, qui retrouvait un taux faible de dons positif de l’ordre de 0,47‰
pour l’hépatite B au cours d’une étude sur la surveillance épidémiologique des
donneurs de sang en France de 1992 à 2018. Il faut noter que le taux de
l’hépatite B, quoique faible par rapport à celui retrouvé dans la présente
étude, était en tête des causes de positivité des marqueurs en France pour le
don de sang en 2018. Ce faible taux pourrait s’expliquer par le fait que la
France soit un pays développé ainsi l’accent est plus mis sur la prévention des
maladies. Aussi selon Berrajah en 2004[7], 300
millions de personnes étaient des porteurs chroniques pour l’hépatite B dans le
monde. Il serait intéressant que le CNTS sensibilise les donneurs de sang sur
la prévention de l’hépatite virale B par la vaccination.
Concernant la répartition des rejets
pour VIH en fonction du type de dons en 2018 au plan National, Le taux pour VIH
positif des nouveaux dons était plus élevé durant ces trois années avec
16,75‰ contre 8,98‰ pour les dons
réguliers. Cela pourrait s’expliquer par le fait que ce soit des nouveaux
candidats au don de sang donc n’ayant pas encore bénéficié de la politique de
sensibilisation habituelle contre le VIH, des donneurs de sang par le CNTS.
Ce
résultat est superposable à celui de Josiane Pillonel
et al. [6] en 2018, qui retrouvait un
taux de positivité de 0,36‰ pour les nouveaux donneurs contre 0,04‰ pour les
donneurs connus, au cours d’une étude sur la surveillance épidémiologique des
donneurs de sang en France de 1992 à 2018.
Par contre il diffère de celui de koumpingnin[8] en 1997, qui relevait au cours d’une étude au Burkina faso sur la sero-épidémiologie
des virus de l’immunodéficience humaine (VIH), de l'hépatite B (Aghbs), de la syphilis chez les donneurs de sang, une
prévalence du VIH qui était plus élevée, chez les donneurs réguliers pour
l’ensemble des dons avec 14,2% des cas que celle des dons provenant des
nouveaux donneurs avec 4,6% des cas. La différence était statistiquement
significative.
Il a été également relevé dans notre
étude au cours de ce bilan trisannuel,
une prévalence de l’hépatite C de 19‰, du VIH de 8,6‰ et de 1,6‰ pour la
syphilis.
Concernant l’estimation du coût
économique du rejet des poches pour VIH positif selon le type de dons par an au
plan National, celui occasionné par le rejet des nouveaux dons VIH
positif (131850000 FCFA) était environ 2 fois supérieur à celui des dons
réguliers avec 70650000 F CFA. En somme, la déperdition financière du rejet des
poches de sang pour VIH positif chez les donneurs réguliers soit 70650000FCFA,
était très inférieure à celle du cout de production des poches collectées durant ces trois dernières années avec
23493150000 FCFA. Ce gap constitue néanmoins une perte financière importante.
Ce montant aurait pu être utilisé pour d’autres activités du CNTS qui sont
entre autre les campagnes de sensibilisation au don de sang en général, dans le
but de l’atteinte de l’autosuffisance en
produits sanguins en Côte d’Ivoire. La sensibilisation des donneurs de
sang réguliers devra être accrue afin de
prévenir la séroconversion au VIH de ces derniers.
CONCLUSION
Au terme de cette étude, il ressort
que le nombre de poches retenues après analyses biologiques était plus élevé
que celui des poches rejetées durant ce bilan trisannuel (2018, 2019, 2020) de
façon générale. Aussi, le nombre de poches rejetées était en décroissance.
Entre autre, l’hépatite B était la principale cause de rejet des poches de
sang. Par ailleurs, le coût occasionné par le rejet des dons pour le VIH était
plus important pour les nouveaux dons que pour les dons réguliers durant ce
bilan. De ce fait, la sensibilisation des donneurs de sang réguliers devra être
plus accrue afin que la déperdition financière occasionnée par la séroconversion
au VIH de ces derniers, soit utilisée pour les activités du CNTS entre autre
les campagnes de sensibilisations au don de sang.
INTERETS
CONCURENTS
Pas de conflit d’intérêt.
CONTRIBUTION
DES AUTEURS
Tous les auteurs cités ont contribués soit
à la collecte des données, soit à la rédaction de l’article.
REMERCIEMENTS
Nos remerciements vont en l’endroit du
Directeur du Centre National de Transfusion Sanguine d’Abidjan Côte d’Ivoire.
REFERENCES
BIBLIOGRAPHIQUES
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2020 consulté le 05 Mai 2022. Disponible sur https :www.who.int<…< Détail
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7. L. FkiBerrajah, H. Karray Hakim. Les virus transmissibles par le sang. J.I.M.
Sfax Vol.1 N°5/6 ; Dec03/Mars 04 : 9-14.Disponible sur www.medecinesfax.org consulté le
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8. koumpingnin Y N (1997). Seroepidemiologie des virus de l’immunodéficience humaine
(VIH), de l’hépatite b(VHB), de la syphilis chez les donneurs de sang et impact
de la prescription des produits sanguins sur la sécurité de la transfusion au
centre hospitalier sourousanou bobo dioulasso (Burkina Faso) .thèse doctorat en méd. n°18 année
1997.
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Cite this Article: Konan, S; Legbedji, KA; N’Guessan, K;
Kabore, S; Kouamenan, S; Konate, S; Tiembre, I; Sekongo, YM (2022).
Evaluation of the Economic Cost
Caused by the Rejection of Blood Bags for HIV Seroconversion from Regular Donations to the CNTS in Abidjan from January 2018 to December 2020 (Cote D’ivoire). Greener Journal of Epidemiology
and Public Health, 10(1): 1-6. |